Attention au mal des montagnes !

Vous rêviez de cette expédition Aconcagua, de ce circuit en Equateur ou au Népal …
Et pourtant, à peine arrivé en altitude, vous êtes soudain pris de maux de tête, de nausées, vous vous sentez fatigué. Apprenez à reconnaître le mal aigu des montagnes (MAM).
Comment prévenir ce problème ? Quels sont les traitements ?
Le mal des montagnes ne doit pas être pris à la légère.
Nous connaissons tous des randonneurs, des skieurs, des accros des sommets, qui un jour ont été victimes du mal des montagnes. Il faut rappeler que ce problème peut survenir chez tous ceux qui passent un séjour en altitude. La cause principale : le manque d’oxygène.
Du malaise au coma
Le mal des montagnes se manifeste quelques heures après l’arrivée en altitude. Les symptômes sont souvent limités à des maux de tête, des nausées, des vomissements, des bourdonnements d’oreilles, des palpitations, des vertiges et une lassitude. La nuit, des insomnies peuvent survenir. Mais attention, ce peut être beaucoup plus grave. A une altitude élevée (4 000-5 000 mètres), un oedème pulmonaire peut survenir brutalement (quintes de toux, essoufflement, voire coma). Dès cette altitude et plus fréquemment encore à une altitude supérieure (5 000-5 500 mètres), un oedème cérébral de haute altitude (OCHA) peut se produire. Cette pathologie qui se manifeste initialement par des troubles de l’humeur et du comportement, des maux de tête, des troubles de la vue ou des vomissements, peut plonger le malade dans le coma et même entraîner la mort.
Ces signes ne doivent donc pas être pris à la légère.
Tous concernés ?
Plus on s’élève, plus les risques d’être atteint du mal des montagnes sont importants : si moins de 20 % des gens en souffrent vers 2 000 mètres, plus de 50 % en éprouvent les effets au-delà de 4 000 mètres. En ce qui concerne les personnes touchées, il n’existe pas de règle, comme le souligne Jean Pierre Herry, médecin de la fédération française de la montagne et de l’escalade : "N’importe qui, sportif ou non, peut souffrir du mal des montagnes. Cela dépend de plusieurs facteurs tels que l’état de fatigue ou d’éventuelles carences en fer. Les femmes semblent un peu plus touchées. Les enfants ne sont normalement pas plus exposés que les adultes, mais leur comportement très actif peut entraîner une plus grande fréquence de troubles. Les personnes âgées, elles, semblent moins touchées. Certaines personnes ont une réelle susceptibilité au mal des montagnes. Elles sont atteintes avant d’atteindre 2 500 mètres. Il est possible d’effectuer des tests d’hypoxie afin de détecter cette prédisposition. Mais un dépistage systématique me semble superflu".
Comment l’éviter ?
Pour prévenir le mal des montagnes, il faut avant tout monter progressivement. Et attendre de vous acclimater à l’altitude à laquelle vous comptez séjourner, comme le souligne Jean Pierre Herry : "L’acclimatation dépend de l’altitude. Elle ne dure que deux ou trois jours en général, mais peut en prendre 15 sur l’Everest. Les personnes susceptibles doivent essayer de rester au repos les deux premières journées lors de vacances à la montagne.
Elles peuvent prendre, deux jours avant le départ, un inhibiteur calcique, après en avoir parlé à leur médecin".
En ce qui concerne le traitement, il dépend de la gravité. "Le seul traitement véritablement efficace est la perte d’altitude. Le caisson hyperbare permet d’éliminer les symptômes pendant plusieurs heures, le temps de descendre. Sinon, il existe des traitements à base d’inhibiteurs calciques ou de cortisone" souligne le Dr Herry.

Dans tous les cas, respectez les contre-indications suivantes avant tout séjour en altitude (+2 500m) et parlez en à votre médecin.
(Source : Fédération française de la montagne et de l’escalade) :
Contre-indications formelles à un séjour en altitude
Maladie cardiaque non stabilisée
Insuffisance respiratoire chronique
Certaines maladies sanguines
Affections psychiatriques graves
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Contre-indications à un séjour en altitude
Grossesse dans le premier et le troisième trimestre
Maladie cardiaque stabilisée
Bronchite chronique
Enfant de moins de 18 mois
Maladies nécessitant une surveillance régulière (diabète…).
Asthme déclenché par le froid ou l'effort. |
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